PROTOCOLE

Dernière mise à jour 10/11/2004

COMMENT PARTICIPER?

La systématique des Ephémères étant à la fois complexe et en constante mutation, il a été fait le choix délibéré de ne considérer comme valides pour l'Inventaire que des spécimens collectés, et soumis à double (voire triple) détermination. De ce fait, un minimum de règles sont-elles à observer pour assurer efficacité et cohérence.

Deux cas se présentent: larves et imagos.

Larves:

Essayer, autant que possible, de ne collecter que des individus au dernier stade larvaire, proches de l'émergence (les larves jeunes sont plus délicates à déterminer). Il est possible d'utiliser indistinctement des filets (type Surber par exemple), des passoires à riz, métalliques, des systèmes de piégeage par substrats artificiels, ainsi que le prélèvement à la pince souple pour les espèces (Heptageniidae par exemple) pétricoles.

Après prélèvement, les insectes sont placés (avec les plus grandes précautions, en raison de la fragilité des appendices - branchies, pattes indispensables à la détermination) dans un tube en matière plastique (fragilité moindre que le verre) contenant de l'eau de la rivière (si l'on veut tenter un élevage dans de petits bacs) ou de les sacrifier (alcool éthylique à 90%). Chaque tube de chasse est numéroté, et les caractéristiques de la station sont consignées, immédiatement, sur un carnet afin de compléter la fiche de capture le plus précisément possible.

Imagos:

Elles seront capturées soit au filet à papillon classique (remplacer la mousseline par du tulle, plus rigide, et risquant moins de détériorer les captures), soit attirées, de nuit, avec un piège lumineux.

Dans le cas de la capture de subimagos, il est préférable de les conserver vivantes, dans un pilulier (un gobelet en plastique transparent est idéal) recouvert de tulle ou de gaze, jusqu'à la transformation en imago. En effet, certains caractères spécifiques sont difficilement discernables sur les subimagos.

Là également, comme pour les larves, les plus grandes précautions de manipulation s'imposent, compte tenu de la fragilité de ces insectes.

Les imagos seront conservées dans le même milieu que les larves (alcool éthylique à 70%), et les règles d'étiquetage seront rigoureusement suivies.

Détermination:

Il est indispensable de respecter le protocole d'INVFMR, qui prévoit notamment la double (voire triple) détermination. Ainsi, le collecteur peut effectuer une première identification, mais celle-ci sera toujours vérifiée par la coordination de l'inventaire. Nous insistons sur l'absolue nécessité de respecter les règles d'étiquetage suivantes:

  • les collectes une fois triées au laboratoire doivent être transférées dans des tubes de conservation définitifs, en verre (type tubes à hémolyse), emplis d'alcool éthylique neuf à 70%. - chaque tube doit être soigneusement renseigné en inscrivant sur une étiquette le lieu et la date de capture à l'encre de chine indélébile, ou au crayon gras mine de plomb, cette étiquette devant être placée DANS le tube, avec les animaux. On fermera ce tube avec un bouchon caoutchouc, plus fiable que ceux en liège ou en plastique
  • les tubes de collecte (plastique) peuvent également être adressés tels quels (mais dûment étiquetés, et accompagnés de la fiche de collecte) à la coordination INVFMR pour détermination

Pour toute demande de renseignement: mb2@invfmr.org

Ou écrire à

INVFMR

Michel Brulin

1, résidence La Villeparc

78310    MAUREPAS

France

Rappel :

Les collecteurs d'informations dans le cadre de l'Inventaire sont considérés comme co-auteurs de celui-ci. Il est donc indispensable de nous faire connaître vos coordonnées, à la fois pour conserver la paternité de vos découvertes éventuelles, et pour qu'en retour, nous puissions vous faire savoir les espèces que vous avez recensées.

Les données recueillies dans le cadre d'INVFMR sont informatisées. Les fichiers permettront de tracer des cartes de répartition, et pourront ainsi être utilisées d'une part pour effectuer la "photographie" de notre faune actuelle, d'autre part pour servir de point de départ à des comparaisons dans le temps, permettant d'évaluer avec précision les effets anthropiques éventuels (pollutions par exemple, mais aussi, pourquoi pas, réhabilitations...).